OUI à la fusion CAQ-ADQ

Depuis maintenant huit longues années, le Québec est dirigé par l’immobilisme, la corruption et la collusion d’un gouvernement fatigué par l’usure du pouvoir qui ne mérite que de rejoindre les banquettes de l’opposition, en raison des promesses non tenues de grands changements qu’il avait faites lors de sa première élection en 2003. J’ai toujours cru aux idées et aux valeurs que véhiculent l’Action démocratique du Québec depuis sa fondation, en 1994. De plus, je croyais en Mario Dumont. Je voyais en lui un leader qui pourrait sortir le Québec du marasme dans lequel il est engouffré et qui pourrait faire en sorte que la population se débarrasse du cynisme ambiant. Ce sont ces raisons qui m’ont poussés à m’engager dans ce parti en 2008.

Mais voilà qu’arrive la débâcle de l’élection de 2008 ainsi que la course à la chefferie qui a conduit à la destruction du peu de crédibilité qui restait au parti. Deux des six députés que comptait le caucus adéquiste ont quittés le navire et dans les années qui ont suivis, le membership du parti est passé de 13 000 à quelques 2 500 membres. Malheureusement, le parti, endetté, n’avait aucune chance de survivre aux prochaines élections, qui auraient sans doute vus la réélection facile de Jean Charest.

Vous le savez tout comme moi, il ne sert à rien d’avoir de belles idées si elles ne dépassent pas le stade des belles promesses et du grand rêve. Pour réaliser nos idéaux, il faut toucher au pouvoir. C’est pour ces raisons que pendant plusieurs mois, un ancien ministre péquiste déçu de l’entêtement de son parti face à la souveraineté qu’il prône avant toutes choses, l’a quitté et a sillonné les régions du Québec pendant plusieurs mois afin de rencontrer les citoyens québécois et connaître leurs aspirations et leur vision de l’avenir. Il en est arrivé à la conclusion qu’aucun des partis existants ne répondait aux besoins du peuple ainsi qu’aux problèmes auxquels le Québec doit faire face, comme par exemple la dette, le décrochage scolaire et notre système de santé inefficace. Ancien souverainiste, il en est venu à comprendre que les Québécois voulaient passer outre le débat constitutionnel et voulaient ainsi que leur gouvernement s’attaques aux véritables problèmes de notre société. Or, ce parti se veut un rassemblement de gens de tout horizons, des libéraux aux péquistes en passant par les adéquistes, et ce sont ces raisons qui me poussent à croire que nos idées ont de meilleures chances d’arriver à leur réalisation si nous fusionnons avec la CAQ que si nous restons de notre côté. En tant que sympathisant adéquiste, je me suis reconnu dans ce nouveau parti qu’est la Coalition avenir Québec.

Les forces du changement doivent s’unir plutôt que se diviser et continuer ainsi les chicanes de clocher qui contribueront à faire réélire le gouvernement Charest. J’approuve la fusion CAQ-ADQ.

Publicités

Propulsé par WordPress.com.